Foret de Saou - les Tichos répondent présent

Ce mardi 3 avril, avec Patrick nous sommes intervenus au nom du club des Tichodromes à l’école primaire de Piegros La Clastre au pied de la Forêt de Saoû…

Le but était de présenter l’interaction entre les parapentistes et les oiseaux.

Pourquoi cette intervention ?

Il se trouve que la Forêt de Saoû constitue l’élément central d’un territoire classé « Natura 2000 », dispositif Européen qui comme vous le savez a pour objectif de préserver la biodiversité. Le comité de pilotage de ce territoire en réunit les représentants de toutes les parties prenantes : collectivités locales, exploitants forestiers, cultivateurs, éleveurs, chasseurs, ONF, associations de protections de la nature etc. et également les pratiquants des sports de nature. A ce titre j’y représente l’activité vol libre.

Après avoir les années précédentes travaillés sur des sujets comme les pratiques forestières, les modes d’élevage, le comité de pilotage a mis dans son programme 2018 la problématique de la cohabitation de l’avifaunes et des activités aériennes, nous sommes donc concernés (ainsi d’ailleurs que les vélivolistes d’Aubenasson).

Dans les actions menées par les animateurs de Natura 2000, il y a chaque fois que possible un volet éducatif de manière à sensibiliser les enfants à la problématique environnementale.

En tant que citoyen éco-responsable on ne peut que soutenir cette instance, mais en tant que parapentistes, nous avons également intérêt à y être présent et à participer, faute de quoi nous courrons le risque de nous voir un jour confronté à des interdictions qu’il sera trop tard pour contester. A noter que pour cette raison les grimpeurs y sont également très présents…

Il est vrai que l’activité parapente y est très discrète, voire anecdotique. Il n’y a aucun site officiel dans le périmètre. Les crosseurs peuvent certes y passer, mais le massif est très à l’écart des itinéraires, et leur liberté est protégée par les règles de circulations aériennes auxquelles ils sont soumis et avec lesquelles une réglementation « au sol » n’a guère d’interférence.

La question concerne surtout les pratiquants du vol rando (et également sans doute les base jumpers). J’y ai comptabilisé au moins 8 décos, dont certains sont d’un intérêt exceptionnel et cela vaut le coup de se donner du mal pour les conserver, fut-ce au prix de négociations pour lesquelles, si un jour nous y sommes confrontés, il sera préférable d’arriver avec une image positive.

C’est le sens de l’action que nous avons menée devant les 70 enfants que nous avons rencontrés ce mardi.

Pierre-Do Bayart